Dacalu : « Le triangle des passions du monde » de Dominique Moïsi — Robert Laffont, 2026

Pour Dominique Moïsi, le désordre du monde que l'on constate naît de la combinaison de trois dynamiques majeures :
-- La fin de l'ordre international issu de la guerre froide : unilatéralisme américain, puis retrait relatif des États-Unis, et montée de puissances révisionnistes comme la Russie et la Chine
-- Le développement des passions collectives qui structurent les comportements des États et des sociétés plus que les seuls intérêts rationnels : peur, humiliation, ressentiment, désir de vengeance
-- L'enchevêtrement des crises qui fait passer le système international d'un simple déséquilibre à un chaos durable difficilement gouvernable : guerres, dérèglement climatique, tensions technologiques, fractures Nord/Sud et Est/Ouest
Dominique Moïsi insiste, dans la continuité de ses livres précédents, sur l'idée qu'on n'explique plus le monde seulement par la géopolitique classique, mais par une sorte de triangle des passions (peur, humiliation, espoir) qui façonne les alliances, les guerres et les replis identitaires.
À découvrir, passionnant et éclairant…

Découvrez Marion Muller-Colard…
Cliquez sur le titre (À voix nue, 45 mn, France Culture — c'est du très lourd…)

Marion Muller-Colard, Docteure en théologie protestante de l'Université de Strasbourg et écrivaine française est née à Marseille en 1978. Elle est membre du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (2017) et directrice des éditions Labor et Fides depuis 2022.
Dans son dernier livre, « L'ordre des choses », Marion Muller Colard relate les jours suspendus qui suivent l'accident vasculaire cérébral de son père, l'ampleur intime et nouvelle des questions qui la bousculent, mais aussi le secours de reconnaître dans la foule d'autres fils, d'autres filles, d'autres chagrins silencieux en miroir…« Nous avons beau débattre d'importantes lois éthiques sur la fin de vie, donner des avis éclairés sur certains dossiers, diriger nouvellement une maison d'édition, connaître de nombreux textes discutant du sens de la vie, de la mort, du chemin, de la foi, lorsqu'un soir, quelqu'un vous attend, livide au bout du couloir, pour vous annoncer que votre père a été victime d'un très violent AVC, qu'il en est réchappé, mais considérablement diminué, nous redevenons la petite fille transie de peur devant la possibilité de la perte ».
Extrait du podcast le Bookclub, 30/12/2025
Le magazine du temps très passé

Georges Brassens interprète : « Le testament » — 1955
Cliquez sur le titre (Un petit bijou…)
« Est-il encore debout le chêne
Ou le sapin de mon cercueil... ? »

Le petit papier n° 2 très attendu :
« 54 boulevard Raspail » est paru — sur le blog bernard-roth.fr
Blog composé et alimenté avec l'assistance bienveillante de
Tania de Pornichet