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Mardi 16 juin 2026, la France a décidé d'écarter Palantir (voir Petit Papier n° 8 NDLR) de ses services de renseignement. Utilisé depuis 2015, le logiciel était très décrié, et même s'il s'agit avant tout d'un choix de souveraineté, la défiance européenne est de plus en plus importante.
Prologue
95 % des Français souhaitent que François Hollande se présente.
Mais uniquement au conseil syndical de son immeuble.
Le Gorafi
La France du Bas Moyen-Âge
XIIᵉ et XIIIᵉ siècles :
le laboratoire de l'Occident.
À partir du XIIe siècle, la France rayonne en Europe grâce à des réalisations majeures comme les cathédrales gothiques, des foyers de recherche et de développement que sont les monastères, la création d'une formation universitaire et grâce enfin aux foires, lieux essentiels de diffusion et d'échanges, sorte de soft power de l'époque…
Première partie : Paris, une ville globale avant l'heure
Au XIIe siècle, Paris constitue à la fois :
I.Le cœur religieux de la chrétienté
Reliques et pèlerinage : Paris attire les fidèles grâce à ses reliques prestigieuses (comme la Couronne d'épines du Christ, acquise par Saint Louis en 1239, mais déjà un lieu de dévotion au XIIᵉ siècle). La cathédrale devient un lieu de pèlerinage majeur, rivalisant avec Rome ou Compostelle.
Rôle politique et sacré : Les rois de France (dynastie capétienne) sont sacrés à Reims, mais Paris, avec sa cathédrale, devient le lieu des grands événements religieux et politiques (couronnements, mariages royaux, conciles).
Les abbayes et monastères : foyers de spiritualité et de savoir
Abbaye de Saint-Denis : fondée au Vᵉ siècle, elle est reconstruite au XIIᵉ siècle par l'abbé Suger, conseiller des rois Louis VI et Louis VII. Suger y développe l'art gothique et en fait un lieu de pèlerinage royal (nécropole des rois de France).
Autres établissements : Saint-Germain-des-Prés, Sainte-Geneviève, Saint-Victor sont des centres de vie monastique, de copie de manuscrits et de réflexion théologique.
II.La ville de culture et des arts
Un foyer artistique et littéraire
Architecture gothique : Paris est le berceau du gothique, avec Notre-Dame, Saint-Denis, et bientôt la Sainte-Chapelle (XIIIᵉ siècle). Ce sujet sera traité dans un prochain Petit Papier (NDLR).
Enluminures et manuscrits : les ateliers parisiens produisent des manuscrits enluminés parmi les plus beaux d'Europe (ex. : Bible de Saint-Louis, Psautiers).
Bible de Saint Louis
Littérature et poésie : Paris est le lieu de naissance de la littérature courtoise (Chrétien de Troyes, Marie de France) et de la poésie lyrique (trouvères).
Une vie urbaine dynamique
Finances, commerces, foires et marchés : Paris est un carrefour commercial (foire Saint-Germain, foire Saint-Denis), où se rencontrent marchands, artisans et intellectuels, en même temps qu'une puissante place d'affaires, autour des « Lombards » : Toscans de Sienne ou de Florence, Piémontais d'Asti ; les Riccardi, les Capponi, les Bardis, Perruzi, Acciaiuoli, Alberti, Rapondi, etc. — qui conservent leurs techniques (comptabilité, change tiré, assurances…).
Le marché Saint-Germain au XIXe siècle — Lithographie — collection Patrick Lavenas
Théâtre et musique : les mystères (représentations théâtrales religieuses) et la musique polyphonique (école de Notre-Dame, avec Léonin et Pérotin) y naissent.
III.Le symbole du pouvoir royal et de l'unité nationale
Les Capétiens instaurent la succession dynastique et la centralisation du pouvoir.
Louis VI (1108-1137) et Louis VII (1137-1180) : ces rois renforcent l'autorité royale et font de Paris la capitale politique du royaume. Ils soutiennent la construction des monuments (Notre-Dame, Saint-Denis) pour affirmer leur légitimité divine.
Statue de Saint Louis. Ronde-bosse en bois polychrome © Archives Larbor
Sous le règne de Philippe Auguste, premier souverain à porter officiellement le titre de Roi de France et non plus celui de roi des Francs, Paris devient la capitale du royaume.
En 1223, le royaume a quadruplé en superficie, la monarchie récupère des territoires importants comme la Normandie, le pouvoir royal est fort, le royaume est uni. Louis VIII (1223-1226) consolide l'entreprise de son père.
À sa mort, Blanche de Castille assure la régence.
Devenu majeur, Louis IX entend perpétuer l'« héritage capétien » de son grand-père et de son père. Il renforce l'administration royale, développe la justice royale ; un Parlement judiciaire devient indépendant et instaure la paix du roi ; en conséquence, celui-ci devient le principal garant de l'ordre dans son Royaume.
Louis IX apparaît alors comme le prince chrétien par excellence : pieux, époux modèle, preux chevalier, équitable, arbitre, pacificateur, habile et déterminé. Il est canonisé en 1297.
Sous son règne, le pays connaît une période d'essor économique. Le commerce et l'artisanat sont prospères.
Le Palais de la Cité (siège du pouvoir royal) et le Louvre (forteresse puis palais) deviennent les symboles de la monarchie capétienne.
Grisbi : le gros tournoi (ci-dessous) est créé après que Saint Louis eut découvert le système monétaire arabe, lors (si l'on ose dire…) de la Septième croisade (1248-1254).
C'est une très grande réussite non seulement en France, mais sur le marché international.
Son succès de longue durée se poursuivra au XIVe siècle, même au temps des grands troubles monétaires.
Il fait partie des monnaies les plus imitées au Moyen Âge, tant par les seigneurs laïques que par les évêques ou abbayes.
Il disparaît au XVIe siècle, remplacé par le teston.
IV.La naissance de l'université
Le mot université, pour désigner une association de maîtres et d'étudiants, est employé pour la première fois à Bologne en 1088 : la ville abrite donc toujours la plus vieille université d'Europe.
Reconnaissance officielle : en 1200, le roi Philippe-Auguste accorde une charte aux maîtres et étudiants, puis en 1215, le pape Innocent III reconnaît officiellement l'Université de Paris (une des premières au monde).
V.Rayonnement international
Paris devient le centre de la pensée médiévale, attirant des savants comme Thomas d'Aquin, Albert le Grand ou Robert de Sorbon (fondateur du collège de la Sorbonne), Guillaume de Champeaux, Pierre Abélard, père du conceptualisme, Pierre Lombard, ce dernier introduit par Bernard de Clairvaux (voir « Petit Papier n° 13 »), Hugues de Saint Victor, l'Université des Arts (secondaire) et celle des sept Arts (supérieur) dès 1212 en fait.
VI.Débats et innovations
L'université est un lieu de controverses intellectuelles (ex. : querelle des universaux, traduction des textes arabes et grecs).
VII.Paris est à la fois
La capitale d'un État centralisé.
Le siège d'une forte concentration universitaire (le collège de Robert de Sorbon le long de la rue Coupe-Gueule) et son cortège d'étudiants étrangers et d'enseignants : Siger de Brabant et ses thèses averroïstes, Albert de Cologne et son disciple : Thomas d'Aquin.
Ce système était, dans le domaine des institutions éducatives, tout à fait nouveau et original, sans véritables précédents historiques ni en Occident, ni dans les mondes voisins (Byzance, Islam).
Le regroupement des maîtres et/ou des étudiants en communautés autonomes reconnues et protégées par les plus hautes autorités laïques et religieuses du temps a permis tout à la fois des progrès considérables dans le domaine des méthodes de travail intellectuel et de la diffusion des connaissances, et une insertion beaucoup plus efficace des gens de savoir dans la société de l'époque.
Verger, Jacques — Naissance de l'université de Paris (1200-1231), Presses Universitaires de Rennes, 1999
Un chanoine enseigne. Manuscrit. Bibliothèque Mazarine
Dès le règne de Philippe-Auguste, l'Université de Paris tient une place considérable dans la société française (15 000 « écoliers »), et elle est un objet d'admiration pour l'Europe entière. L'élan intellectuel qui se manifeste alors accompagne une intense période de progrès, une curiosité intellectuelle immense et un intérêt pour la Nature.
Au cours du XIIIe siècle, divers arbitrages organisent l'enseignement des disciplines dites supérieures : théologie, arts libéraux (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie), décret ou droit canonique, médecine (chirurgie, apothicairerie).
Il est alimenté par la diffusion des écrits d'Aristote, transmis par les Arabes, par le développement de la logique qui supplante alors la rhétorique, et par l'usage croissant de la langue vulgaire dans la littérature, les actes publics ou les écrits scientifiques.
Un mot résume bien le climat intellectuel de cette période : disputatio, sorte de joute théorique. Paris est véritablement devenu au XIIIe siècle un foyer majeur de débat intellectuel et de renouveau des idées.
Le Traité décisif d'Averroès — © BnF
La qualité de l'enseignement universitaire est ainsi devenue un modèle que l'on cherchera bientôt à imiter et à reproduire partout où se fera sentir l'aspiration à une semblable promotion de la culture.
Aux XIIᵉ–XIIIᵉ siècles, les grands foyers de spiritualité et de savoir en France sont surtout :
- Paris (Notre‑Dame, Saint‑Victor, puis l'université),
- Chartres,
- les écoles cathédrales du Nord,
- ainsi que les grands monastères et ordres.
Cluny, Cîteaux, Chartreuse, puis ordres mendiants : ils diffusent une spiritualité biblique, contemplative et savante dans tout le royaume.
La fondation des ordres mendiants (surtout franciscains et dominicains) au XIIIᵉ siècle a transformé en profondeur le savoir urbain : ils ont fait entrer la théologie, la philosophie et la spiritualité au cœur des villes et de leurs sociétés.
Implantation urbaine et diffusion du savoir
Dès les années 1230, les ordres mendiants adoptent une orientation résolument urbaine : ils s'installent dans les villes, souvent près des marchés, des faubourgs et des centres de pouvoir.
Leur présence devient un marqueur de l'urbanité : Jacques Le Goff proposait qu'on puisse définir une ville médiévale par la présence d'au moins un couvent mendiant.
Ces couvents abritent des bibliothèques et des studia (écoles internes) où se transmettent la théologie, la philosophie, parfois le droit et la médecine, créant des pôles de savoir insérés dans le tissu urbain.
Transformation de la culture religieuse et intellectuelle en ville
Les mendiants pratiquent un apostolat urbain : prédication en langue vernaculaire, confession, enseignement catéchétique, direction spirituelle.
Ils structurent un nouveau type de savoir religieux, plus accessible aux laïcs urbains (artisans, marchands, notables), en reliant la grande théologie universitaire à la vie quotidienne des citadins.
Ils deviennent des intermédiaires entre l'université (Paris, Montpellier, etc.) et la ville : beaucoup de frères sont formés à l'université, puis reviennent enseigner et prêcher dans les couvents urbains, diffusant les débats théologiques et philosophiques.
Effet sur l'espace et les institutions urbaines
Les couvents mendiants modifient la géographie du savoir : ils créent des quartiers de connaissance et de spiritualité, où se rassemblent étudiants, clercs, juristes, notables.
Ils participent à l'urbanisation en structurant des espaces (places, rues, faubourgs) autour de leurs églises et cloîtres.
Les municipalités et les élites urbaines utilisent ces ordres comme ressources intellectuelles et spirituelles : conseil moral et politique, organisation de grandes prédications publiques et de cérémonies collectives, appui à la formation des élites (juristes, notaires, administrateurs) dans une culture chrétienne savante.
Savoir profane et savoir religieux
Les ordres mendiants ne se limitent pas au « savoir sacré » : on trouve dans leurs couvents des textes de médecine, de philosophie, de sciences naturelles, destinés à former des frères capables de dialoguer avec le monde urbain cultivé.
Des mécènes laïcs financent le séjour de frères à Paris ou dans d'autres universités pour y étudier, puis revenir dans les couvents urbains comme vecteurs de haute culture. Ainsi, la ville devient un lieu où se rencontrent savoirs profanes (droit, médecine, arts) et savoirs religieux, sous l'impulsion des mendiants.
La fondation des ordres mendiants fait passer le savoir du cloître à la ville : en s'implantant dans les centres urbains, en créant des écoles, des bibliothèques et une pastorale tournée vers les citadins, franciscains et dominicains deviennent les principaux médiateurs du savoir théologique, philosophique et spirituel dans la société urbaine médiévale.
De la douzaine d'universités nées au XIIIe siècle, les plus anciennes étaient apparues à peu près simultanément, peu avant ou peu après 1200, en quelques sites privilégiés, déjà actifs dans les décennies antérieures : Bologne, Paris, Oxford, Montpellier. Ces universités resteront, jusqu'à la fin du Moyen Âge — et bien au-delà — les plus importantes et les plus prestigieuses universités occidentales.
Les principaux foyers de spiritualité et de savoir en France aux XIIᵉ–XIIIᵉ siècles sont à la fois des centres monastiques, des écoles urbaines et, au XIIIᵉ siècle, des universités naissantes.
VIII.Grands foyers de savoir
Paris — au XIIᵉ siècle, c'est déjà un centre majeur d'études, avec l'école cathédrale de Notre‑Dame et les écoles de théologie autour de maîtres comme Pierre Abélard et, un peu plus tard, les maîtres victorins. Au XIIIᵉ siècle, l'Université de Paris devient le plus puissant foyer intellectuel d'Occident pour la théologie, la philosophie et les arts libéraux.
Chartres — l'école de Chartres est un haut lieu de philosophie et de théologie spéculative au XIIᵉ siècle, avec Bernard de Chartres, Gilbert de La Porrée et Thierry de Chartres. On y cultive une lecture très philosophique de la Bible, une cosmologie inspirée de Platon, ce qui en fait un foyer intellectuel original.
Saint‑Victor de Paris — abbaye canoniale fondée vers 1108 par Guillaume de Champeaux. Sous Hugues de Saint‑Victor, Richard de Saint‑Victor et leurs successeurs, le monastère devient un grand centre d'études théologiques et spirituelles, rivalisant avec Notre‑Dame.
Laon, Reims et autres écoles cathédrales du Nord — les écoles cathédrales (Laon, Reims, etc.) constituent un réseau de « hautes écoles » pour la formation des clercs : elles structurent la théologie et la culture savante du XIIᵉ siècle.
Foyers monastiques et spirituels
Cluny (Bourgogne) — grand centre monastique depuis le Xᵉ siècle, qui reste au XIIᵉ un foyer liturgique et spirituel majeur, même si sa vocation n'est pas d'abord scolaire.
Cîteaux et les Cisterciens (voir Petit Papier n° 13) — Cîteaux (fondé en 1098) et son réseau d'abbayes développent une spiritualité de pauvreté, de simplicité liturgique et de retour à la Bible. Rapidement, ils entretiennent des scriptoria et des bibliothèques centrées sur la Bible et les Pères, formant des auteurs spirituels importants (saint Bernard de Clairvaux, par exemple).
Chartreux (La Grande Chartreuse, etc.) — communautés érémitiques très austères, combinant solitude et vie commune, avec une spiritualité fortement mystique. Leur vie retirée, centrée sur la contemplation, en fait des foyers de spiritualité plus que d'enseignement public.
Ordres mendiants (XIIIᵉ siècle) : Franciscains, Dominicains — installés dans les villes (Paris, Toulouse, Lyon…), ils créent des studia conventuels pour former leurs frères à la théologie et à la prédication. Leur spiritualité de pauvreté et de prédication itinérante touche largement les milieux urbains.
Universités et réseaux d'écoles au XIIIᵉ siècle
Université de Paris — organisée en facultés (arts, théologie, droit canonique), elle attire des étudiants de toute l'Europe. Les papes du tournant XIIᵉ–XIIIᵉ siècles (Célestin III, Innocent III) sont eux‑mêmes anciens élèves de ses écoles de théologie, ce qui montre son rayonnement.
Autres universités naissantes en France — Montpellier (médecine et droit, bien que très tourné vers le monde méditerranéen). Orléans (droit, début XIVᵉ mais préparé dès la fin du XIIIᵉ). Ces centres complètent le rôle de Paris dans la formation des élites intellectuelles et administratives.
IX.Thomas d'Aquin, maître universitaire à Paris
Thomas commence à enseigner à l'Université de Paris en 1256, puis y revient dans les années 1260-1270, au cœur de la principale ville universitaire d'Europe. Il s'adresse à un public d'étudiants venus de toute l'Europe et contribue à fixer les méthodes du débat universitaire.
Thomas d'Aquin et Aristote
Thomas poursuit l'œuvre d'Albert le Grand en intégrant largement Aristote dans l'enseignement théologique et philosophique. Il montre que la raison et la foi peuvent se compléter, ce qui légitime l'usage des savoirs philosophiques au service de la théologie. Son approche devient un modèle pour les maîtres et les étudiants.
Influence dans les facultés
À Paris, la faculté des arts et la faculté de théologie s'inspirent de la méthode thomiste :
- distinction entre philosophie et théologie,
- hiérarchie des savoirs,
- usage de la logique dans les disputes.
Les ordres mendiants diffusent aussi cette pensée dans leurs couvents urbains, où ils enseignent et forment les clercs. La Somme théologique devient une référence importante pour ces milieux.
Effets sur la vie intellectuelle urbaine
En rapprochant raison et foi, Thomas fournit aux universitaires une grille de lecture commune pour traiter les questions morales, politiques et économiques. Les élites formées à l'université s'en inspirent pour réfléchir au pouvoir, à l'usure, au commerce ou à la guerre juste. Le maître en théologie thomiste devient ainsi un modèle de professeur urbain, intégré à la vie intellectuelle des villes.
En faisant de Paris son principal laboratoire, Thomas d'Aquin a donné à l'université médiévale urbaine un cadre intellectuel durable.
À suivre…
Dacécoute
« Partir quand même » de et par Françoise Hardy, mélodie Jacques Dutronc, 1988.
Écoutez :
Françoise Hardy, 1944-2024 : « Partir quand même » | Les Inrocks
Deux ans après la mort de sa mère Françoise Hardy, le 11 juin 2024, Thomas Dutronc annonce dans un entretien à La Tribune, paru ce 18 juillet, préparer un « spectacle hommage » et un « magnifique documentaire » en sa mémoire. « La plus grande chanteuse à mon cœur, c'était ma maman… », confie-t-il. « Oui, ça fait tout juste deux ans qu'elle est partie, alors forcément on y pense. Je ressens son absence, bien sûr, mais aussi parce que nous sommes dans les papiers… »
Getty images
Pour le spectacle, « on sera sur la beauté aussi », poursuit l'artiste.
« Nous sommes en train d'essayer de conceptualiser ça avec le metteur en scène Jérémie Lippmann, quelque chose qui serait ambitieux, avec beaucoup de musiciens, de photos, de vidéos. » Il devrait être « déployé dans des grandes salles, de préférence avec des chœurs, des cordes, peut-être des cuivres… et que ma mère puisse chanter aussi, qu'avec les moyens modernes on puisse extraire sa voix sur quelques moments. Et naturellement je chanterai aussi. »
Blog de Bernard Roth — Tania de Pornichet